Retrouvez dans cet article tous les livres présentés en 2013, à compter de la réouverture de la Médiathèque de Moulins Communauté!
Médiathèque Moulins Communauté, Fonds ancien, R-ATL-18981
Reliure d’époque en veau tacheté, dos long, restaurée en 1988 par les ateliers Reliural. Sur la page face à la page de titre, mention manuscrite : « Ce livre a été donné le 1er janvier à la Bibliothèque de Moulins par M. le Baron Labrousse de Veyrazet, maire de la ville de Moulins »
Les constructeurs successifs des ponts sur l’Allier à Moulins ont été confrontés à des problèmes techniques : la présence d’une forte épaisseur de sable dans le lit de la rivière, qui rendait toute fondation incertaine et surtout l’impétuosité de la rivière qui emportait régulièrement les ponts édifiés et inondait les bas-quartiers.
Le pont Ginguet, emporté par les flots, reste connu par la rue du même nom, et la chute du pont Mansart avait fait beaucoup de bruit en son temps.
En 1753 l’ingénieur Règemortes entreprend des travaux minutieusement décrits dans cet ouvrage magnifique. Les 16 grandes planches gravées sur cuivre par Faraval montrent le plan général de Moulins, plans d'emplacement, vues et coupes des digues et des travaux préparatoires, vues des machines hydrauliques, manœuvres de dragage etc…
C’est la première planche de ce livre qui a été agrandie pour décorer l’entrée de la salle patrimoine au 1er étage.
Bibliographie : L’Allier à Moulins. Exposition à la Bibliothèque publique de la ville de Moulins, 1er-24 octobre 1980.
Livre présenté en vitrine du 19 octobre 2013 au 3 janvier 2014.
Ce livre des chroniques, plus communément appelé Chroniques de Nuremberg, est une histoire illustrée du monde depuis sa création jusque dans les années 1490. Ces chroniques ont été compilées par Hartmann Schedel, médecin et humaniste allemand, né en 1440 et mort en 1514.
C’est sans doute le plus connu et le plus diffusé des incunables. Il a été imprimé par Anton Koberger en 1493 en deux éditions, l’une en latin, l’autre en allemand. Orfèvre et véritable entrepreneur, Koberger est «propriétaire d’un bloc de maisons à Nuremberg, il se lance très tôt dans l’imprimerie typographique et réunira dans ses locaux toutes les activités relatives au livre, de la papeterie à l’imprimerie, à la reliure et à la librairie de fonds et de détail. Koberger fera tourner jusqu’à 24 presses, emploiera une centaine d’ouvriers et publiera au total quelques 250 éditions. Sa richesse lui permet de travailler en association avec d’autres grands financiers sur la place de Nuremberg ou en Allemagne du Sud.*»
C’est le cas pour cet ouvrage puisque les illustrations gravées sur bois sont sorties de l’atelier d’un des plus grands artistes de son temps : Michael Wohlgemuth, peintre et graveur, maître d'Albrecht Dürer en peinture, gravure sur bois et sur cuivre, associé à Wilhelm Pleydenwurff, son gendre, également graveur, qui a participé à l'illustration des Chroniques.
L’ensemble du livre comprend 1809 gravures, tirées de 645 plaques de bois gravées : il y a donc 1164 répétitions. La qualité des illustrations a beaucoup contribué à la conservation de ce livre magnifique, imprimé environ à 1500 exemplaires, dont 800 existent encore et que l’on voit apparaître de temps en temps sur les catalogues des libraires ou dans les ventes aux enchères.
La mise en page est très novatrice par rapport à la tradition manuscrite : le texte est sur une seule colonne, l’ensemble est aéré avec de belles initiales gravées en tête des chapitres, les titres courants et les numéros de folios sont imprimés.
*Histoire du livre / Frédéric Barbier. - Paris : Armand Colin, 2006. Cité p.110.
Livre présenté en vitrine du 1er novembre au 15 décembre 2013.
Eau-forte d’Armand Queyroy, vers 1866.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien
Article de Jean-François « Maxou » Heintzen paru dans la revue Trad-magazine, hiver 2012.
Eau-forte présentée en vitrine du 15 décembre 2013 au 4 janvier 2014.
