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Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, 19047-19051
Alexandre du Sommerard, né à Bar-sur-Aube le 31 août 1779 et mort à Saint-Cloud le 19 août 1842, est un archéologue et un important collectionneur d’œuvres d’art français. Il a passé sa vie et la plus grande partie de sa fortune à réunir, classer et publier une collection d’objets d’art du Moyen Âge et de la Renaissance, qu’il a installée dans sa résidence parisienne, l’hôtel de Cluny, palais gothique que Jacques d'Amboise avait fait construire à la fin du XVe siècle.
Il crée ainsi un Musée d’antiquités nationales, qui deviendra après sa mort le Musée des Thermes et de l'Hôtel de Cluny, aujourd’hui appelé Musée national du Moyen Âge.
Il est l’auteur d’une somme sur les arts au Moyen Age, comportant 5 volumes de texte et 5 volumes de planches, qui reproduisent des monuments, du mobilier, des armes, des enluminures et des peintures du Moyen Age et de la Renaissance qu’il a pu admirer au cours de ses voyages en France et en Italie.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, R-ATL-18827
L’atlas de l’Ancien Bourbonnais comporte 137 planches lithographiées par différents artistes, qui permettent de connaître des monuments détruits à la Révolution ou mutilés et transformés par le temps.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds intermédiaire, cote FI-FOL-19300 et 19301
Gustave Doré (1832-1883) produit cette monumentale Bible illustrée en 1866. Il lui aura fallu 4 années pour créer les 230 gravures de cet ouvrage qui va durablement marquer le renouveau de l’art religieux en Europe dans le dernier tiers du siècle.
Insérés toutes les quatre pages, les dessins de Doré – cent cinquante-deux planches pour l’Ancien Testament et soixante-dix-huit pour le nouveau- ne suivent pas le texte. Si les grands épisodes de la Genèse et de l’Exode représentent le quart des sujets de l’Ancien Testament, nombre de thèmes plus rares ou de choix personnels, traduisent l’originalité du regard de l’artiste.
Tout en multipliant idées et points de vue inédits, empreints d’un fort pathos, Doré se réfère néanmoins aux grands classiques du genre. Il traite ainsi le Calvaire en une suite de scènes dont certaines s’inspirent des effets de clair-obscur des eaux fortes de Rembrandt.
Après plusieurs rééditions, les gravures ont aussi figuré dans des publications moins luxueuses et plus accessibles telle l’Histoire de la Sainte Bible du chanoine Cruchet (1892 nombreuses rééditions). Elles passent alors du registre des beaux livres illustrés pouvant orner une bibliothèque à celui des ouvrages explicitement consacrés à la piété (…) ainsi qu’à l’instruction religieuse à travers des manuels d’histoire sainte.
Gravure n°1 (Genèse, I, 3) : « Dieu créant la Lumière »
On reprochera à Doré, surtout au sein de la religion anglicane, la représentation anthropomorphe du Père Eternel selon un type en partie inspiré de l’Ancien des Jours du Livre de Daniel (Daniel, VII, 9). Pour cette raison, elle sera effacée de certaines éditions anglaises et allemandes.
Gravure n° 2 (Genèse, II, 15) : « Formation d’Eve »
On reprochera à Doré, surtout au sein de la religion anglicane, la représentation anthropomorphe du Père Eternel selon un type en partie inspiré de l’Ancien des Jours du Livre de Daniel (Daniel, VII, 9). Pour cette raison, elle sera effacée de certaines éditions anglaises et allemandes.
Gravure n°48 (Josué, VII, 25) : « Achan lapidé »
Description faite par Emile Zola qui reprochera à Gustave Doré l’aspect théâtral de ses illustrations mais n’en sera pas moins un admirateur.
« Achan est étendu, les bras ouverts, au fond d’un ravin, les jambes et le ventre écrasés, broyés sous d’énormes dalles, et du ciel noir, des profondeurs effrayantes de l’horizon, arrivent lentement, un à un, en une file démesurée, les oiseaux de proie, qui vont se disputer les entrailles que les pierres ont fait jaillir. Tout le talent de Gustave doré est dans cette gravure qui est un cauchemar merveilleusement traduit et mis en relief ».
Emile Zola « Gustave Doré », Le Salut Public, 1965, repris dans Mes Haines, Paris, A. Faure, 1866
Sources :
- http://expositions.bnf.fr/orsay-gustavedore/expo/salle1/17.htm
- http://lectura.fr/expositions/gustavedore/les-mythes-religieux/la-bible/25/
- Doré : l'imaginaire au pouvoir : [exposition, Paris, Musée d'Orsay, 18 février-11 mai 2014, Ottawa, Musée des beaux-arts du Canada, 13 juin-14 septembre 2014] / [catalogue] sous la direction de Philippe Kaenel, Flammarion, 2014. Médiathèque Moulins Communauté, Sociétés et civilisations, SC Illustrateurs Doré.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds bourbonnais, cote BM-691
Cet ouvrage est constitué de 18 gravures sur bois originales en couleurs ; chacune représente une vue du Vernet, petit village à côté de Vichy. Il est imprimé à 130 exemplaires seulement, contenus dans un boîtier original créé par le cartonnier d’art Marius Milou ; cet exemplaire est le premier, qui porte le N°0 destiné à l’académie du Vernet.
Il est publié par Paul Devaux sous le patronage de la toute jeune académie du Vernet, créée au printemps 1948 par Marcel Guillaumin alors directeur d'école du Vernet et ami de Paul Devaux ; son but est d’encourager les lettres et les arts dans la province, loin de toute contrainte parisienne. Son 1er président en est Maurice Constantin-Weyer, puis Lucien Cornil en 1949.
Toujours active, l’académie du Vernet organise depuis septembre 1948 le Salon de peinture et de sculpture françaises de la ville de Vichy.
Le procédé de gravure dit « à l’eau-forte »
L’eau-forte est un procédé de gravure en taille-douce sur une plaque métallique à l’aide d’un mordant chimique (un acide). L’artiste utilisant l’eau-forte est appelé aquafortiste.
La plaque de métal est recouverte, sur la face qui sera gravée, d’un vernis à graver (dur ou mou) résistant à la solution utilisée pour mordre et recouverte sur son dos, soit également d'un vernis, soit d'un film protecteur également résistant à cette solution.
Le graveur exécute son dessin à l’aide de différents outils, avec lesquels il retire le vernis aux endroits qui contiendront l'encre lors de l'impression. Le vernis doit être retiré en fines striures afin d'éviter les « crevés », des grandes zones sans vernis qui ne pourront pas retenir efficacement l'encre, lors de l'encrage de la plaque.
Le terme eau-forte désigne à la fois le procédé et la gravure.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cotes R-FOL-19217 à R-FOL-19220
Jean-Baptiste Oudry, né à Paris le 17 mars 1686 et mort à Beauvais le 30 avril 1755, est un peintre et graveur français. Il est surtout célèbre pour ses peintures de chiens de chasse, ses natures mortes animalières et ses animaux exotiques. Il était peintre du roi.
Oudry a laissé un grand nombre de dessins. Les plus connus sont les 275 dessins qui servirent à l'édition dite des Fermiers généraux des Fables de La Fontaine, gravée par Charles-Nicolas Cochin, présentée ici et considérée comme la plus belle illustration des Fables de La Fontaine.
Charles Nicolas Cochin, dit Charles-Nicolas Cochin fils, né à Paris le 22 février 1715 et mort à Paris le 29 avril 1790, est un graveur et dessinateur français.
Il est l’élève de ses parents, tous deux graveurs rue Saint Jacques, Charles-Nicolas Cochin (père) et Louise-Magdeleine Horthemels, ainsi que du peintre Jean II Restout. Précoce, il donne sa première gravure à l'âge de 12 ans en 1727.
Il accompagne le Marquis de Vandières, futur Marigny, en Italie de 1749 à 1751 avec Soufflot et l'abbé Le Blanc. Ce voyage sera décisif pour sa carrière et pour l'évolution du goût en France après 1751.
Le 27 novembre 1751, il est reçu par acclamation membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture sans avoir eu à produire un morceau de réception qu'il ne présentera que beaucoup plus tard, en 1763.
Il est nommé secrétaire historiographe de l'Académie en 1752. Il succède le 23 juin de la même année à Charles Antoine Coypel dans la fonction de garde des dessins du Cabinet du roi et à celle de censeur royal.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Sanvoisin, GS-32915
Charles Henri Pille, dit Henri Pille, né à Essômes-sur-Marne (Aisne) le 4 janvier 1844 et mort à Paris le 4 mars 1897, est un peintre et illustrateur français.
Élève de Félix-Joseph Barrias, Henri Pille envoie son premier tableau au Salon de 1865. En 1869, il reçoit la médaille d'or du ministère de la Maison de l'Empereur et des Beaux-Arts. On lui décerne une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris de 1889. Figure appréciée du milieu artistique montmartrois, son œuvre se développe à travers des peintures d'histoire et des scènes de genre souvent teintées d'humour. Il est surtout réputé comme dessinateur à la plume. Il exécute de nombreuses illustrations pour l'édition, notamment chez l'éditeur Alphonse Lemerre, et collabore à des revues et des journaux.
Il publie des dessins dans la revue du cabaret Le Chat Noir et participe à la conception de silhouettes pour les spectacles de son théâtre d'ombres.
Il a été président de la Société des artistes illustrateurs.
Louis Monziès, né à Montauban le 28 mai 1849 et mort au Mans le 13 mars 1930, est un peintre et graveur français, qui s'est illustré comme aquafortiste à Paris avant d'être nommé conservateur des trois musées du Mans en 1920.
Louis Monziès naît dans une famille de juriste, il rejoint Paris en 1871 où il devient l'élève des peintres Ernest Meissonier, Isidore Pils, et du graveur Léon Gaucherel. Sa carrière démarre réellement en 1876, il obtient des médailles aux Salons de 1876 et de 1880, ainsi qu'une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1889.
Marié et père de trois garçons, Monziès réalise de nombreuses gravures : illustrations de livres et interprétations gravées d'œuvres, notamment d'Ernest Meissonier et d'Henri Pille. Il devient membre de la Société des artistes français en 1884 et de la Société des peintres graveurs français en 1891. L'évolution des techniques d'édition et la photographie rendent une carrière de graveur plus difficile, mais cela ne l’empêche pas de participer activement à la vie artistique de la capitale.
Ses fonctions de conservateur de musée l’éloigneront progressivement de ses activités artistiques.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 23434-23435
Reliure en veau marbré avec pièces de titre et de tomaison, encadrement de filets dorés sur les plats et tranches dorées.
Les deux volumes de cet ouvrage comportent beaucoup de planches gravées sur cuivre représentant les diverses espèces d’arbres fruitiers répertoriées par Duhamel du Monceau. Chaque planche présente une espèce différente avec le dessin de la fleur, des feuilles, du fruit fermé et ouvert et des pépins. Il dénombre pour le seul poirier 98 variétés différentes dont 44 sont illustrées par des planches.
Henri Louis Duhamel du Monceau est né en 1700 et mort en 1782 à Paris ; il était physicien, chimiste, botaniste et agronome, inspecteur de la marine et écrivain scientifique. Il suit d’abord des études de droit, mais se passionne surtout pour la botanique, domaine dans lequel il se distingue très tôt en présentant un mémoire à l’Académie des sciences sur une maladie contagieuse du safran, alors produit dans le Gâtinais. L’Académie lui confie ensuite l’étude de l’amélioration du bois destiné à la construction navale en 1738. A partir de cette date, il se spécialise en techniques de production sylvicoles et produira beaucoup de livres dans ce domaine, publiant, entre autres un Traité des arbres (1755), des Eléments d’agriculture (1756), un Traité de la culture des terres (1756) et ce Traité des arbres fruitiers, le plus complet écrit au XVIIIème sur ce sujet.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 21472
Henri Louis Duhamel du Monceau est né en 1700 et mort en 1782 à Paris ; il était physicien, chimiste, botaniste et agronome, inspecteur de la marine et écrivain scientifique. Il suit d’abord des études de droit, mais se passionne surtout pour la botanique, domaine dans lequel il se distingue très tôt en présentant un mémoire à l’Académie des sciences sur une maladie contagieuse du safran, alors produit dans le Gâtinais. L’Académie lui confie ensuite l’étude de l’amélioration du bois destiné à la construction navale en 1738. A partir de cette date, il se spécialise en techniques de production sylvicoles et produira beaucoup de livres dans ce domaine, publiant, entre autres un Traité des arbres (1755), des Eléments d’agriculture (1756), un Traité de la culture des terres (1756), le Traité des arbres fruitiers, le plus complet écrit au XVIIIème sur ce sujet et cet ouvrage sur les semis et plantations qui est découpé en six livres détaillant l’exposition et choix des espèces, les façons de multiplier les arbres, la façon d’élever des jeunes arbres, la plantation des arbres élevés en pépinière, …
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 21480
Henri Louis Duhamel du Monceau est né en 1700 et mort en 1782 à Paris ; il était physicien, chimiste, botaniste et agronome, inspecteur de la marine et écrivain scientifique. Il suit d’abord des études de droit, mais se passionne surtout pour la botanique, domaine dans lequel il se distingue très tôt en présentant un mémoire à l’Académie des sciences sur une maladie contagieuse du safran, alors produit dans le Gâtinais. L’Académie lui confie ensuite l’étude de l’amélioration du bois destiné à la construction navale en 1738. A partir de cette date, il se spécialise en techniques de production sylvicoles et produira beaucoup de livres dans ce domaine, publiant, entre autres un Traité des arbres (1755), des Eléments d’agriculture (1756), un Traité de la culture des terres (1756) et le Traité des arbres fruitiers, le plus complet écrit au XVIIIème sur ce sujet. Ce livre est considéré comme son chef-d’œuvre.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Sanvoisin, cote GS-25690
C’est en 1885 qu’Albert Robida et son éditeur Georges Decaux annonce l’édition prochaine des œuvres de Rabelais illustrées par Robida. L’œuvre est achevée en juin 1886. C’est la première fois que Rabelais est illustré au crayon et en couleur. On compte 650 compositions.
L’édition présentée ici est en livraisons qui n’ont jamais été reliées comme cela se faisait souvent une fois l’ensemble de l’œuvre reçu.
Après le succès des illustrations que Gustave Doré avait faites de l’œuvre de Rabelais, le dessin biscornu et parfois chargé de Robida a pu surprendre. Mais l’originalité et le talent sont bien là.
Le point de vue d'Henri Béraldi, célèbre bibliophile ami de Robida, décrit bien le style et la motivation de l’artiste : «… Robida est avant tout un imaginatif, et le piquant de ses compositions est dans l'originalité de la déformation à la fois extravagante et mesurée qu'il imprime aux personnes et aux choses. Il est de la bonne race des français joyeux, déforme toujours sans laideur et sans méchanceté».
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Sanvoisin, cote 35109-2
C’est au hasard de rencontres et de plusieurs concours de circonstances qu’Albert Robida vient au dessin humoristique. Il débutera dans Le Journal Amusant, participera à plusieurs journaux éphémères avant de travailler plusieurs années pour La Vie Parisienne.
En 1880, il crée avec l’éditeur Georges Decaux le journal La Caricature, titre choisi en hommage au journal du même nom édité entre 1830 et 1843.
La Caricature comporte peu de texte. Ce journal propose surtout des compositions humoristiques présentant des critiques sociales et artistiques, rarement politiques. Les salons de peinture, la mode, les courses hippiques et les premières théâtrales sont évoqués avec inventivité dans des mises en scènes qui confrontent souvent «jadis et aujourd’hui» ou qui recourent à l’anticipation.
Qu’est-ce que « l’eau-forte » ?
L'eau-forte est un ensemble de techniques de gravure du métal qui ont en commun l'usage d'un liquide graveur. Anciennement, les liquides contenaient des acides corrosifs, d'où le nom «eau-forte», ancien nom de l'acide nitrique.
Pour graver le cuivre, on recouvre la plaque d’un vernis, puis on dessine avec une pointe dans le vernis. La plaque est plongée dans un bain de liquide corrosif. Là où la pointe est passée, le métal mis à nu sera dissous par le liquide graveur, il se formera un sillon, une ligne en creux, qu’on appelle une taille. C’est cette taille, qui, remplie d’encre, transférée sur le papier par la presse, formera une image inversée du dessin gravé dans le cuivre.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cotes ATL-31855 et ATL-31856
Alexandre Bida, né à Toulouse le 1er octobre 1813 et mort à Buhl (Haut-Rhin) le 3 janvier 1895, est un peintre et un graveur français. Peintre orientaliste, il est l'élève d'Eugène Delacroix et le professeur de Jean-Paul Laurens. Il illustre une Aquitaine et Languedoc, ou, Histoire pittoresque de la Gaule méridionale de Justin Cénac-Moncaut. Il expose aux expositions universelles de 1855 et 1867. En 1867 il présente le dessin Le Massacre des Mameluks, évocation du massacre du 1er mars 1811 au Caire, qui se trouve actuellement au musée du Louvre, département des Arts graphiques.
Ces deux volumes sont illustrés de gravures hors-texte à l'eau-forte d'après les dessins d’ Alexandre Bida et gravés par différents graveurs sous la direction de E. Hedouin, Braquemond, Gaucherel, Girardet, C. Nanteuil, Chaplin, H. Browne, Bida, Bodmer, Deblois, Flameng, Gilbert, Haussoulier, Massard, Mouilleron, Veyrassat et d'ornements gravés sur acier d'après Charles Rossigneux par Gaucherel.
