Retrouvez dans cet article toutes les vitrines de 2016 !
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Gaëtan Sanvoisin, cote GS-7062
Octave Lebesgue dit Georges Montorgueil débute sa carrière à Lyon puis travaille à Paris notamment à L'Écho de Paris. Il devint ensuite chef des informations à L'Éclair, et enfin rédacteur en chef au journal Le Temps jusqu’à sa mort. Il dirige à partir de 1900 L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, une publication, créée en 1864, de questions et réponses sur tous sujets et toutes curiosités. Il utilisa les pseudonymes de Jean Valjan et Caribert mais est particulièrement connu par celui de Georges Montorgueil pour avoir rédigé les textes de nombreux livres pour enfants dont ceux illustrés par Job (1838-1951). Il fut également l’auteur de livrets de drames lyriques.
Pierre Vidal est un peintre et un illustrateur français (1849-1913?). Il est surtout connu pour ses illustrations d'œuvres de Prosper Mérimée, Honoré de Balzac, Pierre Louÿs. Après une licence en droit, il se détourne du métier de juriste et prend des cours de peinture dans l'atelier de Cadart. Il expose pour la première fois au salon de 1874. Attaché au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale de France à partir de 1876, il a laissé un témoignage très détaillé sur les costumes, l'ameublement, les coiffures de la Belle Époque, avec une production abondante d'aquarelles et d'eaux-fortes.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Gaëtan Sanvoisin, cote 7085
La page de titre porte la mention "Souvenirs du vieux Paris dédiés à S.A.R. Monseigneur le Duc de Bordeaux. Dix-huit sujets dessinés d'après nature et lithographiés par le Cte T. Turpin de Crissé 1833"
Lancelot-Théodore comte Turpin de Crissé (1709-1859). Peintre d’histoire issu d’une famille d’artistes et de collectionneurs. Il a fini ses études à Rome. Proche de l’Impératrice Joséphine, il devient son chambellan après le divorce de cette dernière. Il est médaillé au Salon de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1806.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Gaëtan Sanvoisin, cote 7140-9
Album IX - Les boulevards et les théâtres. Texte de Jean Robiquet.
Georges Cain était le conservateur du Musée Carnavalet et des collections historiques de la ville de Paris.
Médiathèque communautaire, fonds ancien, cote R-FOL-31435
Giuseppe Maria Mitelli est un peintre et graveur italien du 17e siècle et du début du 18e siècle. Il est le fils du célèbre peintre Agostino Mitelli. Peintre comme son père (il reproduisit à l'huile des chefs-d'œuvre des Carrache et du Guerchin), il fut aussi l’un de plus prolifiques graveurs de son temps. Il réalisa à l'eau-forte de nombreux sujets de différents genres : scènes de genre, allégories profanes ou sacrées, satires politiques, proverbes, jeux de société, souvent accompagnées de commentaires brefs ou de poésies en italien du 17e siècle ou parfois en dialecte bolonais.
Cet ouvrage assez rare montre de belles gravures à l’eau-forte, avec une planche décorative pour chaque lettre de l’alphabet, accompagnée de quelques vers.
Médiathèque communautaire, fonds ancien, cote 31446
Sans doute publié à la fin du 18e siècle, cet ouvrage assez rare comporte 42 planches de croquis de Léonard de Vinci reproduits par le procédé de la gravure sur cuivre.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, don du lycée Banville, cote R-BANV-FOL-18820
Maria Sibylla Merian (2 avril 1647, Francfort-sur-le-Main - 13 janvier 1717, Amsterdam) : Naturaliste et artiste-peintre, elle mit son talent de dessinatrice, acquis au sein d'une famille d'éditeurs et d'illustrateurs célèbres, au service des observations naturalistes très détaillées qu'elle conduisit notamment sur la métamorphose des papillons. Elle vécut entre l'Allemagne et les Pays-Bas et fit un grand voyage exploratoire au Surinam qui lui procura la matière de son ouvrage le plus important et le plus célèbre sur les métamorphoses des insectes. Longtemps méconnue, elle est aujourd'hui considérée, en raison de la qualité de son œuvre artistique et scientifique, comme une importante figure de l'histoire naturelle de son époque. L'Allemagne redécouvrit son travail et lui rendit hommage au 20e siècle, en particulier en apposant son portrait sur les derniers billets en Deutsche Mark.
Cet ouvrage est illustré de magnifiques planches gravées sur cuivre dont certaines sont rehaussées de couleurs.
Il est entré dans les collections de la médiathèque lors d’un don du lycée Banville dans les années 1950.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 23425
Cette Histoire des plantes est illustrée de gravures sur bois aquarellées. Sur les planches les noms sont imprimés en latin et en allemand, le nom français est rajouté à la main sur chaque planche.
Leonhart Fuchs, né le 17 janvier 1501 à Wemding près de Nördlingen et mort le 10 mai 1566 à Tübingen, est un médecin et un botaniste allemand. Avec Hieronymus Bock dit Tragus, Otto Brunfels et Valerius Cordus, il est considéré comme l'un des pères allemands de la botanique.
Il fait ses études à Heilbronn et à Erfurt. Il obtient le titre de docteur à Ingolstadt en 1524 et s'installe à Munich. En 1526, il obtient la chaire de médecine à Ingolstadt qu'il garde deux ans jusqu'à ce qu'il devienne le médecin du margrave Georges de Brandebourg à Ansbach. Il doit quitter sa ville du fait de l'intolérance religieuse.
Fuchs est appelé à Tübingen par le duc Ulrich en 1535 pour participer à la réforme de l'université dans l'esprit de l'humanisme. Fuchs est également crédité comme le fondateur du premier jardin botanique allemand.
[Pierre-Simon Fournier] « Fonderie en caractères d’imprimerie », dans Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Paris, 1751. In-fol.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 21128
Ouvrage phare du 18e siècle, l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert entend rassembler l’ensemble des connaissances scientifiques et techniques du siècle des Lumières. La rédaction des articles relatifs aux caractères d’imprimerie y est confiée à Pierre-Simon Fournier, grand graveur de poinçons et auteur d’un important Manuel typographique utile aux gens de lettres (1764). Les planches qui illustrent son article décrivent en détail les différentes opérations nécessaires à la réalisation des poinçons : ces tiges d’acier sculptées et trempées serviront à frapper les matrices dans lesquelles seront fondus les caractères.
Jules Claye. Manuel de l’apprenti compositeur. -Paris : Jules Claye, 1874. In-8°.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 9969
Dans ce manuel destiné aux apprentis, ses « chers enfants », l’imprimeur Jules Claye présente les différentes opérations nécessaires à la composition des textes. Sur cette planche dépliante, il illustre les principaux signes employés par les correcteurs d’imprimerie pour signaler aux compositeurs les remaniements à effectuer. La plupart de ces signes, qui se rencontrent dès le 15e siècle, sont encore en usage aujourd’hui.
Spécimen des caractères. - Paris : [atelier-école de préapprentissage], 1928. - In-8°.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Sanvoisin, cote GS-33930
Depuis la Renaissance, les imprimeurs se font connaître en diffusant des spécimens des matériels à leur disposition. Ces brochures à vocation publicitaire sont des objets étonnants. Dans ces livres, le texte vaut moins par son contenu intellectuel que par sa présentation, à la fois soignée et atypique. Pour sa part, le spécimen des caractères exposé ici semble avoir été destiné aux jeunes élèves de l’atelier-école de préapprentissage de Paris. Cet exemplaire, légué par Gaëtan Sanvoisin à la ville de Moulins, semble être le seul conservé.
La consolation des desolez. -Paris : Josse Bade, 1530. In-fol.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote R-8-28439-2
Au centre de cette page de titre figure la marque du grand imprimeur humaniste Josse Bade. Cet ornement constitue l’une des plus anciennes représentations gravées représentant un atelier d’imprimerie. Toutes les opérations nécessaires à l’impression y sont représentées. On remarque, à droite, devant sa casse, l’ouvrier employé à la composition du texte et, au premier plan, les deux compagnons pressiers qui procèdent à l’impression du livre. Cette édition de la Consolation des desolez est une rareté : il n’en subsiste que deux exemplaires.
[Pierre-Simon Fournier], « Imprimerie en caractères » [planche 14], dans Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. - Paris, 1751. In-fol.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote 21140
Le cartouche supérieur de cette planche de l’Encyclopédie montre la disposition d’un atelier typographique parisien au milieu du 18e siècle. Deux ouvriers sont nécessaires pour faire « rouler » chaque presse : l’un est préposé à l’encrage de la forme, pendant que le second dispose le papier et tire sur le « barreau » pour imprimer la feuille. Afin d’être plus stables, les presses sont étançonnées (c’est-à-dire fixées) au sol et au plafond. Le compartiment inférieur de cette gravure présente une presse vue d’en haut.
Henri Fournier. Traité de la typographie. - Tours : Mame, 1854. In-8°.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds Sanvoisin, cote GS-12078
La révolution industrielle du 19e siècle engendre une explosion de la production imprimée. Le regain d’activité typographique qu’elle entraîne et les besoins de formation de la main d’œuvre débouchent sur la multiplication des traités relatifs aux métiers de l’imprimerie. Le manuel d’Henri Fournier ici présenté constitue l’un des ouvrages théoriques les plus importants du 19e siècle. Dédié au grand imprimeur Firmin Didot, qui fut le maître de Fournier, il décrit successivement toutes les opérations nécessaires à la composition des livres.
Médiathèque communautaire, fonds bourbonnais cote R-BM-519
Ex. n° 388, sur papier vélin. Relié avec le catalogue de vente des 22 aquarelles par Georges Rochegrosse à l'Hôtel Drouot du 15 décembre 1904
On ne présente plus Théodore de Banville, LE poète moulinois, qui a pourtant bien peu vécu à Moulins mais qui en gardait la nostalgie :
"Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul…"
T. de Banville, septembre 1841
Cette édition des Princesses, publiée après la mort du poète est illustrée par son fils adoptif, Georges Rochegrosse.
Médiathèque communautaire, fonds bourbonnais cote R-B-4-LAR
Valery Larbaud est un écrivain français, poète, romancier, essayiste et traducteur, né le 29 août 1881 à Vichy, ville où il est mort le 2 février 1957
Allen, publié en 1927, est un essai consacré au bourbonnais, dont « allen » est la devise. Il se présente comme une conversation entre deux personnes qui partent de Paris pour le Bourbonnais. C’est un des rares livres de Valéry Larbaud qui parle du Bourbonnais.
Othon Coubine (ou Otakar, ou Ottokar, Kubin), né le 22 octobre 1883 à Boskovice en Autriche-Hongrie, et mort le 7 octobre 1969 à Marseille, est un peintre tchèque et plus précisément morave. En 1912, Kubin quitte l’Autriche-Hongrie et s'installe à Paris où il prend le nom de Coubine, il sera naturalisé français en 1926.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds intermédiaire, FI-4-17228
Émile Mâle, né le 2 juin 1862 à Commentry (Allier) et mort le 6 octobre 1954 à l'abbaye de Chaalis (commune de Fontaine-Chaalis, Oise), est un historien d'art français, membre de l'Académie française. Il est l'un des premiers historiens d'art, avec d'autres de langue allemande, à transformer l'histoire de l'art en une discipline internationalement respectée. Spécialiste de l’art chrétien médiéval, il a laissé une œuvre importante qui compte de nombreuses monographies sur les églises et cathédrales de France.
En son hommage, le prix Émile-Mâle a été créé en 1984 par la ville de Commentry et sa fille Gilberte Émile-Mâle, qui a assuré la présidence du jury. Ce prix annuel récompense la restauration d'un élément du patrimoine architectural ou mobilier du département de l'Allier.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds bourbonnais, BM-510
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote R-4-18928
Nicolas de Nicolay est né en 1517 à Oisans, dans le Dauphiné. En 1542, il embrasse la carrière militaire et participe au siège de Perpignan. Ses qualités lui feront endosser un rôle important auprès des cinq rois qu’il servira : François 1er (1515-1547), Henri II (1547-1559), François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) dont les armes et la devis ornent la reliure de cet exemplaire, et Henri III (1574-1589).
En 1551, il est choisi pour accompagner Gabriel d’Aramont, ambassadeur depuis plusieurs années auprès de Soliman le magnifique, qui repart en expédition pour annoncer à celui-ci le soutien du roi. Ce voyage sera riche en événements : tractations diplomatiques avec le Dey d’Alger, prise de Tripoli par les Turcs… qu’il sera chargé de relater.
C’est au retour de ce voyage en Orient qu’il recevra le titre officiel de « Géographe du roi ».
De ce voyage effectué en 1551, Nicolas de Nicolay rapporte un projet de livre, qui ne prendra forme qu’en 1560.
Dès le 23 novembre 1555, Nicolas de Nicolay passe un contrat avec le graveur L. Davent pour «engraver à l’eau-forte en planches de cuivre ou laiton, quatre-vingt figures ou environ en planches de cuivre pour un livre composé et ordonné par ledit de Nicolay, intitulé le Livre de la diversité des habits du Levant, selon les figures qui seront à lui baillées par ledit de Nicolay». Les gravures sur cuivre imprimées en noir et blanc ont été ensuite aquarellées de façon très fidèle aux descriptions données par Nicolay. Elles décrivent avec fidélité les costumes de la Turquie de l’époque.
Livre numérisé et consultable sur le site de la médiathèque.
Médiathèque Moulins Communauté, fonds ancien, cote ATL-19205
