Sur la richesse et la grandeur des fonds patrimoniaux, nous avons eu envie de voir se poser un regard neuf ; celui d’une artiste qui aborderait le livre ancien avec son imaginaire, sa fraîcheur, sa liberté.
L’émotion que l’on ressent dans le tête-à-tête avec le livre ancien, lorsque l’on a le privilège de s’évader dans sa découverte intime, relève d’une expérience qui ne peut pas complètement se partager par l’exposition sous vitrine ou la transformation numérique.
Mais l’artiste dispose d’autres moyens ; son talent lève des voiles, énonce des mystères. Avec pudeur et délicatesse, elle donne à voir l’épiderme du livre, son velouté, ses blessures et ses pansements, ses protections. Elle révèle l’éblouissement de sa lumière – dorures, lettrines chatoyantes, papier de chiffon immaculé qui résistent aux siècles. L’élégance des caractères typographiques, la perfection des écritures manuscrites, semblent exprimer à voix haute de vastes étendues de savoir qui jaillissent de leur reliure.
Manuscrits du Moyen Age et du XIXème siècle, Bible protestante et livre de voyage du XVIème siècle ont été confiés au regard pénétrant et subtil de Marielsa Niels. A ces livres du passé elle a insufflé une vie nouvelle, montrant que le patrimoine écrit n’est pas un monde éteint mais un univers palpitant qui s’offre à la découverte.
Du 19 octobre au 31 décembre 2013
