Le catalogue en ligne de votre médiathèque

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Né le 10 novembre 1873 dans la ferme de Neverdière à Ygrande, Guillaumin fréquente l'école du village jusqu'en 1885 ; son cahier d'écolier pour sa dernière année, conservé à la Médiathèque Samuel Paty, montre un travail extrêmement sérieux et appliqué. A l'âge de 12 ans, il refuse la possibilité offerte par une bourse d'aller étudier à Moulins et apprend le métier de cultivateur avec son père. Il garde cependant un goût très prononcé pour l'écrit grâce au Courrier de l'Allier, auquel son père est abonné, et à quelques livres trouvés dans la ferme.

A partir de 1893, poèmes et prose paraissent dans la Quinzaine bourbonnaise sous le pseudonyme de Max Audier. De 1894 à 1897, lors de son service militaire à Aurillac, la bibliothèque des sous-officiers lui permet de découvrir différents auteurs et il écrit régulièrement.

De retour à Ygrande il publie quelques contes, puis les Dialogues bourbonnais, le recueil de poèmes Ma Cueillette et commence l'écriture de Près du sol qui paraîtra en 1906. La lecture de Jacquou le croquant lui donne envie d'écrire les mémoires d'un métayer qui deviendront La Vie d'un simple, paru en 1904. Il rate de peu le prix Goncourt de 1905 mais le succès est là et les traductions se succèdent. Grâce à l'argent de ses livres, il peut construire une petite maison où il passera le reste de sa vie (excepté pendant sa mobilisation lors la Grande Guerre).

En 1905, il rejoint le mouvement syndical des métayers lancé à Bourbon-l'Archambault ; mouvement qui va s'étendre et devenir la Fédération des Travailleurs de la terre du Bourbonnais. Parallèlement à cet engagement, il publie d'autres romans : Albert Manceau adjudant, Rose et sa parisienne, La Peine aux chaumières, Baptiste et sa femme, Le syndicat de Baugignoux, témoignage de son activité syndicale.

Lorsqu'il est démobilisé en 1919, sa petite exploitation ne suffit plus à nourrir sa famille. Il va compléter ses revenus par le journalisme pour d'importants journaux provinciaux ou parisiens, étant reconnu comme un spécialiste des questions rurales. Il meurt à Ygrande en 1951.

Toute sa vie il va chercher à améliorer La Vie d'un simple, comme en témoigne l’édition imprimée et annotée de sa main en vue d'une réédition, conservée à la Médiathèque Samuel Paty. Son travail constant de réécriture est visible grâce à l'étude comparative des différents éditions effectuée par Cyrille François : Voir le site

Sources :
https://maitron.fr/guillaumin-emile/, notice GUILLAUMIN Émile, version mise en ligne le 24 novembre 2010, dernière modification le 24 novembre 2010.

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