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L’architecture castrale médiévale est directement liée à la présence des ducs de Bourbon. À partir du 10e siècle, les donjons implantés sur des mottes, centres d’une seigneurie, se retrouvent sur tout le territoire.

L’architecture castrale 

À partir du 10e siècle, les donjons implantés sur des mottes, centres d’une seigneurie, se retrouvent sur tout le territoire. Leurs possesseurs devaient protéger la population environnante et possédaient un certain nombre de prérogatives sur leur domaine : droit de justice, droit de lever une armée, impôts divers… La motte principale était entourée de mottes secondaires où se trouvaient les granges, les fours, les installations artisanales. Le long de l’Allier et de la Loire, les mottes castrales permettaient de surveiller les points de passage et dominaient souvent d’anciens itinéraires gallo-romains. Tenir un ou plusieurs péages était un droit féodal très disputé. L’exemple le plus marquant est celui du domaine du Péage, à Thiel-sur-Acolin, ancien camp romain devenu le siège d’un fief (terre cédée par un seigneur à un vassal qui lui rend foi et hommage et qui a éventuellement d'autres devoirs envers lui) qui comportait une maison forte. Un droit de passage y était perçu. Au 17e siècle, le château est remplacé par des bâtiments en brique entourant une cour carrée.

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Le développement du duché et de la cour de Moulins entraîne une augmentation sensible du nombre d’officiers ducaux. Les charges moins importantes reviennent aux bourgeois, notamment ceux de Moulins, qui voient par cette fonction le moyen d’obtenir un possible anoblissement. Les officiers se voient offrir des fiefs en récompense des services rendus. Si aucun donjon en bois sur motte ne subsiste, le Pays d’art et d’histoire regorge de manoirs, châteaux et maisons fortes qui ont succédé à ces édifices aux 14e et 15e siècles essentiellement. L’un des sites emblématiques est le château de Fourchaud à Besson dont la première mention remonte à 1351 et qui appartient à un ensemble très répandu en Bourbonnais de donjon-logis. Tous présentent la même monumentalité, un aspect compact et élancé, des toitures pentues qui couvrent d’immenses combles, les variantes apparaissent dans la forme et l’agencement des tourelles ou des pavillons. Le donjon du château de Moulins, la Mal-Coiffée, mais aussi le château des Bordes à Couzon appartiennent à cet ensemble caractéristique. D’autres châteaux et maisons fortes, certes moins monumentaux, mais présentant des éléments architecturaux similaires, se retrouvent sur le territoire. Tous se caractérisent par leur logis flanqué de tours et desservi par une tour d’escalier, des douves souvent comblées aujourd’hui, des fenêtres à meneaux (élément vertical divisant une baie, souvent associé à un autre élément horizontal appelé "traverse"), des décors d’arcs en accolade ou de tympans à pinacles et crochets. Certains conservent encore leurs cheminées monumentales. On peut mentionner les châteaux de Chéry, de la Matray, de la Viveyre et de Besnay à Souvigny, de Ritz à Besson, des Foucauds à Chemilly, des Ecossais à Bresnay, de Certilly à Coulandon, de Coudray au Veurdre, le château de Pouzy à Pouzy-Mésangy ou encore du Plessis et d’Autry à Saint-Léopardin d’Augy ou de Champaigue à Marigny. Posséder une maison forte est alors un symbole de pouvoir et de noblesse et leurs fortifications, aménagées avec l’autorisation des ducs, sont là pour le signaler. La motte et son château ont ainsi rapidement perdu leur fonction militaire, mais ils ont gardé le symbole d’une emprise économique sur le territoire environnant. Des vestiges de fortifications des villes sont également conservés, comme les tours encore visibles de Moulins, Souvigny et du Veurdre.

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Les maisons à pans de bois

Les maisons à pans de bois conservées sont des témoignages essentiels du patrimoine civil médiéval. Parmi les plus exceptionnelles, on peut mentionner celles de Mimorin à Lusigny, la maison " Thierry de Clèves " à Moulins, la maison Charbonnier à Chevagnes, le logis dit " Henri IV " à Neuilly-le-Réal, la maison du bailli dans le bourg de Bressolles et celle de Longvé également à Bressolles et dont les terres appartenaient aux moines de Souvigny. 

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Les architectures à pans de bois médiévales et d’époques postérieures, sont particulièrement présentes en Sologne bourbonnaise où ce type de constructions a été particulièrement employé du fait de la présence abondante de bois pour la structure et de terre pour le torchis puis les briques. Ces édifices se concentrent essentiellement entre la Loire et le Val d’Allier, on en retrouve sur les deux versants de l’Allier. Plusieurs d’entre elles ont fait l’objet de restaurations effectuées par les propriétaires privés ou publics. C’est le cas de la maison du bailli à Bressolles, de la maison dite « Henri IV » à Neuilly-le-Réal, de celle du Treuil à Paray-le-Frésil ou encore de la grange de la Motte à Toulon-sur-Allier. D’autres sont en cours de restaurations comme les maisons du hameau de Neuglize à Bessay-sur-Allier.

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