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La Première Guerre mondiale ne s’est aucunement réduite à un affrontement armé sur la ligne de front. La guerre fut en effet immédiatement un affrontement culturel auquel les écrivains ont participé massivement, que ce soit depuis les premières lignes, au front, ou depuis l’arrière. Cet effort, ils l’ont souvent poursuivi après la guerre tant celle-ci demeura, au fond, une terrible énigme pour ceux qui eurent à l’endurer et même pour ceux qui, sans l’avoir vécue, eurent à en subir longtemps après les mortifères conséquences. 

La participation des écrivains à la guerre fut multiforme et très précoce. Un véritable déluge de mots accompagna d’abord l’entrée en guerre. De nombreux écrivains reconnus, quand ils n’étaient pas mobilisés, s’engagèrent volontairement en 1914 à l’instar de Roland Dorgelès, Henri Barbusse, Léon Werth, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars. Ils accompagnèrent souvent ce geste de justifications patriotiques enflammées, tandis que leurs confrères restés à l’arrière les encourageaient par des poèmes ou des articles où le nationalisme exacerbé le disputait à un chauvinisme boursouflé par une haine radicale de l’ennemi. Quelques rares voix se firent entendre à contre-courant de ce flot mais elles demeurèrent assez largement minoritaires tout au long de la guerre. Elles devaient dans ce cas, il est vrai, affronter une censure peu amène avec la critique du bien-fondé du « noble » combat de la patrie.

La réponse littéraire à la guerre fut d’une grande variété, tant stylistique que politique, et elle se complexifia à mesure que s’éternisait le conflit. C’est cette complexité, cette richesse, cette variété, que l’exposition « Écrire la guerre. Les écrivains français et la Grande Guerre » entend présenter à l’occasion du centième anniversaire de l’armistice.

Commissaire scientifique : Nicolas Beaupré, agrégé et docteur en histoire, maître de conférences à l’Université Clermont Auvergne est également membre du comité directeur du Centre international de recherche de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme). Il est spécialiste de la Première Guerre mondiale et tout particulièrement de la littérature de guerre en France et Allemagne. Il a publié de nombreux ouvrages comme Écrire en guerre, écrire la guerre. France-Allemagne 1914-1920 (CNRS éditions, 2006, rééd. 2013), Les Grandes Guerres 1914-1945 (Belin, 2012) et Le traumatisme de la Grande Guerre. Histoire Franco-allemande 1918-1933 (Presses universitaires du septentrion, 2012) et a dirigé l’ouvrage Écrivains en guerre 14-18. ‘Nous sommes des machines à oublier’ (Gallimard, 2016).

Du 6 octobre 2018 au 6 janvier 2019

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